actualites

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L'auteur :
J'ai toujours été passionné par la nature. Une enfance passée à la campagne m'a permis d'assouvir très tôt cette passion. J'avais la chance d'habiter non loin d'un massif forestier où les cerfs et les chevreuils étaient bien représentés. Ce fût vite le but de la plupart de mes sorties. Rapidement j'ai eu envie de fixer les souvenirs de mes observations pour pouvoir les partager avec ma famille et mes amis. C'est ainsi que j'ai débuté la chasse photographique, d'abord de façon épisodique puis de manière plus assidue. C'est lors d'une de mes nombreuses sorties dans cette forêt que j'ai rencontré mon ami François MORDEL. Partageant la même passion pour le cerf, tout naturellement nous sommes devenus amis. Je participe à ma première exposition en 1987. Je rejoins l'agence BIOS en 1990. En début d'année 2009 nous publions avec François un livre aux éditions CREPIN-LEBLOND :"Le cerf de la Normandie aux Pyrénées".
J'espère que la visite de ce site vous permettra de partager, avec moi, cette passion pendant quelques instants !

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Avant-propos :
Toutes les photographies présentées sur ce site ont été réalisées en milieux ouverts, naturels et sauvages. En effet les animaux enfermés, quelle que soit la taille de leur cage, enclos ou parc, ne me font plus rêver depuis longtemps. Le plus beau des cerf de Chambord ou de Dyrehaven ne me procure aucune émotion alors que la moindre observation, même fugitive, d'un petit daguet chétif pouvant aller où il veut, me remplit de bonheur !
Les animaux libres et sauvages ont dans les yeux une flamme qui brille que n'ont plus ceux captifs. A mes débuts je pratiquais plutôt l'approche, j'ai compris très vite que l'affût pouvait m'apporter bien autre chose. C'est pourquoi je ne fais pratiquement plus que cela maintenant. Bien sûr les premières expériences ne furent pas simples et je trouvais le temps bien long. Aujourd'hui j'ai pris l'habitude de lire ou d'écrire des petits poèmes ("Sauvages et libres") et je ne vois plus le temps passer.

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Le cerf de la Normandie aux Pyrénées :
En ce début d'année 2009, après plusieurs années de réflexion et de travail en commun, en particulier lors de nos nombreuses veillées pendant le brame, je publie avec François MORDEL, un livre intitulé : "LE CERF DE LA NORMANDIE AUX PYRENEES", aux éditions CREPIN-LEBLOND. Concrétisation de notre passion commune pour le cerf, ce projet nous tenait vraiment à coeur. Cet ouvrage rassemble plus d'une centaine de photographies, toutes réalisées en milieu libre et rend compte de nos observations et du suivi des populations de cerfs sur plus d'une dizaine d'années, tant en Normandie que dans les Pyrénées.
C'est avant tout un livre de passionnés, passion que vous ressentirez, je l'espère, lors de sa lecture. Il est le reflet fidèle de plusieurs milliers d'heures de présence sur le terrain, d'approches ou d'affûts en toutes saisons. Il est très complet et décrit la vie des cervidés tout au long d'une année présentant même des comportements et des illustrations insolites.

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Les affûts :
Le choix d'un emplacement pour monter un affût et avant tout le fruit de nombreuses observations et de déductions plus ou moins logiques. Il faut prendre en compte le sens du vent, la position du soleil la visibilité, le fond etc...En effet il faut arriver à se motiver, à se persuader que cette place sera la meilleure possible et que l'on pourra y passer des heures. Une fois cette décision actée on peut monter un affût naturel, bricolé à partir de quelques branches et de fougères. Parfois il peut être un peu plus sophistiqué conçu avec des toiles camouflées. C'est ce type de solution que j'utilise le plus couramment pour ceux destinés à ne rester en place que quelques heures. Faciles à monter et à démonter ils sont légers et aisés à transporter. Par contre ils peuvent parfois être beaucoup plus sophistiqués pour être installés pendant plusieurs jours, semaines ou années. Ce type d'affût est beaucoup plus lourd mais aussi beaucoup plus confotable et permet si besoin d'y passer la nuit. Ils sont alors complètement intégrés au paysage et sont totalement acceptés par les animaux.

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Galeries

Dernière mise à jour : le 01/04/2018

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La forêt

C'est le milieu dans lequel j'ai débuté la chasse photographique. J'avais la chance d'habiter à une quinzaine de kilomètres d'un massif forestier où les cerfs et les chevreuils étaient présents. Dès l'âge de 14 ans cette forêt est devenue le principal but de mes escapades en vélomoteur. C'est aujourd'hui encore le milieu que je préfère. J'apprécie beaucoup sa lumière particulière, son ambiance et son côté mysterieux même si la visibilité limitée rend parfois les affûts difficiles à tenir.

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Dernière mise à jour : le 01/04/2018

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La montagne

Au contraire de la forêt la visibilité en montagne est trés importante et les affûts sont faciles à tenir, il y a toujours quelque chose à observer. Par contre l'affût est pratiquement obligatoire car s'il est relativement facile d'observer les animaux, les approcher à une distance photographiable, c'est à dire quelques dizaines de mètres, est une autre histoire. Mais à force de repérages et d'observations on trouve toujours un endroit propice pour se mettre à l'affût et c'est bien là l'essentiel.

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Dernière mise à jour : le 19/02/2019

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Le marais

Le marais, qu'il soit côtier ou à l'intérieur des terres, est aussi un milieu très ouvert où l'affût est obligatoire car une belle photo d'oiseau ou de ragondin se fait à quelques mètres. C'est un milieu que je pratique surtout l'hiver et au printemps afin de profiter du passage des migrateurs. J'aime beaucoup son ambiance matinale quand le brouillard se dissipe alors qu'arrivent les premiers rayons de soleil. Le calme régnant alors incite à la rêverie et repose l'esprit.

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Dernière mise à jour : le 01/03/2019

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Autour de la maison

Comme je n'ai plus autant de temps libre qu'avant et que j'ai la chance d'avoir un grand jardin je me suis mis depuis quelques années à photographier la faune qui le fréquente. Plus les années passent et plus je suis surpris par la richesse et la diversité des animaux que j'observe autour de la maison. Je dois bien avouer que si au début c'était vraiment une solution de secours voir de dépit j'y prends maintenant un grand plaisir.

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Dernière mise à jour : le 01/03/2019

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Plaine et pelouse d'altitude

J'ai regroupé ces deux milieux car même si les espèces végétales qui les peuplent sont très différentes de nombreux animaux y sont communs. De plus la façon de procéder est la même : affût quasiment obligatoire. Ce n'est pas le mileu que je préfère mais on y fait parfois des rencontres intéressantes. En plus le bois ou la forêt ne sont en général pas loin.

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Dernière mise à jour : le 01/04/2018

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Paysages

Le plus difficile pour réaliser de beaux clichés de paysages est avant tout de se motiver. En effet il ne se sauvera pas et sera là tous les jours mais attendre le moment où l'éclairage sera adéquat, revenir aussi souvent que nécessaire pour saisir cet instant précis demande beaucoup d'efforts et de temps.

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Dernière mise à jour : le 01/04/2018

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La flore

La photographie des fleurs nécessite un matériel un peu particulier, bagues-allonge dans mon cas. C'est avant tout pour moi l'occasion d'apprendre à reconnaître les plantes et à les identifier. D'autre part c'est souvent le but d'agréables balades en famille, moments toujours précieux.

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Dernière mise à jour : le 01/04/2018

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Diaporamas

Voilà un exercice qui me plaît bien ! Je mets souvent à profit les jours de pluie pour les réaliser. Quand l'inspiration est là le plaisir de rechercher dans ses photographies les clichés nécessaires à sa réalisation permet de faire remonter à la surface de merveilleux souvenirs. Le temps gris et la pluie sont alors vite oubliés.

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Dernière mise à jour : le 23/06/2019

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La page de Charlotte

Ma fille Charlotte a toujours été passionnée par la nature. Depuis quelques années déjà, elle me demandait de l'emmener à l'affût au brame. Tant pis pour l'école papa cédait. Maintenant il m'arrive souvent de rentrer le soir et de la trouver à l'affût autour de la maison. C'est pourquoi j'ai décidé de lui consacrer une page de ce site.

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LA PHOTO DU MOIS

Mois de Décembre 2019

Avec l'hiver qui s'installe petit à petit, les oiseaux sont de retour à la mangeoire. C'est l'occasion pour moi de réaliser quelques clichés, comme celui de ce Chardonneret élégant. Il porte très bien son nom je trouve !

LES DERNIERES

Dans cette section je vous présente les dernières photographies que j'ai réalisées. Cette photothèque s'enrichira en fonction des nouvelles prises de vues effectuées. Cela me permettra d'être plus réactif et de vous proposer de nouvelles photographies plus régulièrement. Cela évitera également aux visiteurs ayant déjà consulté les galeries de les revisionner entièrement pour rechercher de nouveaux clichés. Les clichés seront archivés ensuite, au fur et à mesure, dans les galeries qui leurs correspondent.

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9 Juin 2019 : A 6H30 après 3H00 de voiture je suis content de poser un pied par terre.En quelques minutes, je charge mon matériel et me voilà parti par le sentier qui monte à travers la forêt. Au bout de 500 mètres, je le quitte et je continue mon ascension en longeant par la droite un petit ruisseau qui s'écoule en chantant. Je progresse doucement tantôt dans la forêt tantôt dans des clairières où s'épanouissent des Asphodèles blancs en fleurs. Je profite de ces quelques poses photographiques pour reprendre mon souffle, car j'ai la très nette impression que plus les années passent plus la pente s'accentue. Enfin vers 9H30 je suis à 500 mètres de la petite combe située à 1700m d'altitude où je veux aller me mettre à l'affût. Je suis alors confronté à un autre problème. En effet cet endroit isolé, éloigné de tous sentiers, presque oublié des hommes, procure aux animaux une tranquillité qui les incite à traîner en pelouse très tard dans la matinée. Assis sur un rocher, je peux observer aux jumelles 3 groupes d'animaux : une harde de 6 biches dont 2 sont couchées au soleil au milieu de la combe, un groupe de 5 jeunes cerfs un peu plus loin qui broutent au milieu des rhododendrons et plus proches de la forêt une harde de 3 cerfs plus âgés dénouant déjà leur empaumure. Je dois donc attendre que tout ce petit monde se décide à rentrer en forêt. Je mets à profit ce temps libre pour réaliser quelques clichés de fleurs, comme celle-ci de Gentiane à feuilles courtes. Vers 11H00 la dernière biche disparaît dans la forêt et je peux accéder à la combe et chercher un emplacement d'affût où je pourrais m'installer pour le reste de la journée. Je repère rapidement un bouquet d'alisiers qui me semble convenir. Il est situé à bon vent, bien orienté par rapport au soleil et offre un certain confort et une vue circulaire conséquente. Je l’améliore avec quelques branches mortes glanées au sol, avec quelques rameaux de rhododendrons et 3 filets de camouflage. A 11H45 je suis en place et j'estime avoir bien mérité une bière en guise d'apéritif. A peine la première gorgée avalée arrive une biche encore en mue de printemps. Elle se met à brouter et semble apprécier cette herbe tendre si verte. Et dire qu'il y a 6 semaines, alors que j’étais venu chercher, ou plutôt ramasser des bois de cerfs (12 en 2 jours), tout était recouvert de 20cm de neige. Malgré les années je suis toujours émerveillé par cette explosion de la végétation. La biche, quant à elle, se repaît tranquillement broutant de-ci de-là, semblant choisir les espèces végétales qu'elle préfère. Alors que le temps passe aucune autre biche ne se présente et très vite, je me dis qu'une biche isolée au début du mois de juin est sûrement suitée. Alors qu'elle me tourne le dos, j'en acquiers la quasi-certitude, car elle présente une belle mamelle bien gonflée, on devine même les tétons. Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, pendant les premiers jours de sa vie le faon ne suit pas sa mère, il passe la majorité de son temps couché et la biche ne reste pas à ses côtés. Elle peut le laisser seul pendant plusieurs heures et s’éloigner de quelques centaines de mètres, ne revenant à sa proximité que pour les tétées. Peu à peu, elle se rapproche des rochers tombés de la paroi voisine pour mon plus grand bonheur, car j'affectionne particulièrement les clichés obtenus. J'aime beaucoup les dégradés de couleurs produits par les lichens et les mousses. A 12H30 elle se couche au soleil au milieu des rochers. Harcelée par les mouches, elle ne cesse de battre des oreilles. A 13H00 elle se relève et monte à travers les rhododendrons vers un petit bosquet dans lequel elle se recouche. Peut-être y a-t-il moins de mouches à l'ombre des feuillages ? Je la devine dans mes jumelles à travers la végétation. A 16H30 elle se relève et redescend vers moi. Tranquille, elle se remet à brouter au milieu de l’éboulis puis regagne la verte pelouse. Alors que tout est calme retentit soudain un cri dans mon dos entre un miaulement de chat et le bêlement d'un agneau. Aucun doute, c'est un faon qui appelle sa mère ! La biche aussi l'a entendu, elle lève la tête, pique les oreilles et démarre au trot dans la direction de l'appel en passant à quelques pas de l'affût. Je me retourne et je la suis aux jumelles à travers les branches. Je la vois trotter entre les rhododendrons jusqu'à son faon qui se lève à son approche. Il était couché là à environ 400m dans mon dos depuis plus de 4 heures. Je comprends qu'il ait faim ! Après une courte tétée, j'aperçois la biche passer au sommet d'un petit repli de terrain accompagnée cette fois de son rejeton avant qu'ils disparaissent tous les 2 de ma vue. A 18H00 très satisfait de ma journée je ramasse mon matériel et je démonte mon affût en prenant grand soin à ne laisser aucune trace de mon passage. Il me serait fort désagréable d'arriver un jour et de trouver quelqu'un à « ma » place ! Quand tout me paraît correct, je décide d'aller jeter un œil à 300m de là, à l'endroit où j'ai vu rentrer les cerfs ce matin. En quelques minutes, je suis à 10 mètres du sommet de l’arête qui me bouche la vue sur la petite combe en question. Je pose tout mon barda et je rampe entre 2 touffes de rhododendrons pour voir si les cerfs sont là. En effet, il y en a deux qui sont sortis, occupés à brouter. J'enclenche la marche arrière et je redescends récupérer mon boîtier. Je vérifie les réglages, monte le doubleur de focale, car ils m'ont semblé un peu loin et je repars. Je trouve un endroit propice aux photos entre 2 pieds de rhododendrons. Les cerfs sont toujours là. Je m'aperçois très vite que 30 ans de plein format ont altéré mon jugement. Il va me falloir démonter le doubleur, car ils sont trop prés. Si celui-là lève la tête, il ne rentrera pas dans la boite ! Lentement, j'ôte le boîtier puis le doubleur en faisant attention à le poser dans un creux afin qu'il ne roule pas en bas de la pente (on ne rigole pas ça arrive.) et je remonte le boîtier. Ouf ! Opération réussie sans provoquer la moindre réaction des animaux. C'est mieux ainsi ! Il y a là un cerf dénouant l'empaumure et un plus jeune qui paissent tranquillement. Petit à petit, ils se déplacent sur ma gauche en direction d'une petite place herbeuse. Dommage le 300mm est trop long et je dois couper les pattes arrières au plus âgé des deux. Le plus jeune, lui, rentre dans la boite. Ils sont intrigués et se demandent, j'imagine, quel est ce truc allongé par terre qui fait clic-clac. Après quelques tergiversations (photo 15 et 16) ils descendent doucement sur un petit replat dans la forêt. Je reste en place quelques minutes et j'en profite pour observer une harde mixte qui sort du bois à 400 mètres sur ma droite. Il y a là 5 biches dont 3 accompagnées de leur faon et 3 jeunes cerfs en velours. Je trouve que ma journée a était suffisamment longue et je choisis de ne pas attendre qu'ils arrivent à portée de prise de vue. Je redescends donc doucement de façon à être hors de leur champ de vision après avoir pensé à récupérer le doubleur (on ne rigole toujours pas, ça arrive aussi.), je charge mon sac et j'entame la descente retour à travers la forêt. Alors que je passe sur un petit promontoire, j'aperçois en contrebas 2 cerfs couchés dans une petite clairière. Je profite d'un petit vallon creusé par un ruisseau pour approcher et faire des photos. Si l'un mange couché, l'autre est dans les bras de Morphée. Après quelques minutes, je les abandonne, car de toute façon, s'ils se lèvent les branches basses des arbres sous lesquels je suis m’empêcheront de faire des photos. Une heure plus tard, après un petit détour pour ne pas les déranger, je retrouve ma voiture. Les 3 heures de route qu'il me reste à faire afin d'être à mon tour dans les bras de Morphée me paraîtront bien plus courtes qu'a l'aller. J'ai tant d'images qui se bousculent dans la tête que je ne verrais pas le temps passer ! Ainsi s'achève cette longue mais belle journée.



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