a propos
Préambule 1 :

Toutes les photographies présentées sur ce site ont été réalisées en milieux ouverts, naturels et sauvages.
En effet les animaux enfermés, quelle que soit la taille de leur cage, enclos ou parc, ne me font plus rêver depuis longtemps. Le plus beau des cerf de Chambord ou de Dyrehaven ne me procure aucune émotion alors que la moindre observation, même fugitive, d'un petit daguet chétif pouvant aller où il veut, me remplit de bonheur !
Qu'il est plaisant de le voir sauter les haies en toute liberté.
Les animaux libres et sauvages ont dans leurs yeux une étincelle qui brille alors que ceux captifs ne l'ont plus !

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Préambule 2 :

Chasse photographique ou photographie animalière ?
Voici un débat qui existe depuis très longtemps. Si certains rechignent à utiliser le mot chasse pour éviter l'amalgame avec les porteurs de fusil, d'autres trouvent l'expression photographie animalière bien fade et trop générale. Pour ma part je considère que ma démarche est beaucoup plus proche de la chasse que de la photographie. La différence est qu'à la fin j'appuie sur un déclencheur et non sur une gâchette. C'est bien le résultat d'une quête plus ou moins longue qui se concrétise par la réalisation d'un ou de plusieurs clichés.
C'est pourquoi je préfère l'expression : chasseur photographe.

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L'auteur

J'ai toujours été passionné par la nature. Une enfance passée à la campagne m'a permis d'assouvir très tôt cette passion. J'avais la chance d'habiter non loin d'un massif forestier où les cerfs et les chevreuils étaient bien représentés. Ce fût vite le but de la plupart de mes sorties. Rapidement j'ai eu envie de fixer les souvenirs de mes observations pour pouvoir les partager avec ma famille et mes amis. C'est ainsi que j'ai débuté la chasse photographique, d'abord de façon épisodique puis de manière plus assidue. C'est lors d'une de mes nombreuses sorties dans cette forêt que j'ai rencontré mon ami François MORDEL. Partageant la même passion pour le cerf, tout naturellement nous sommes devenus amis. Je participe à ma première exposition en 1987. Je rejoins l'agence BIOS en 1990. En début d'année 2009 nous publions avec François un livre aux éditions CREPIN-LEBLOND :"Le cerf de la Normandie aux Pyrénées".

J'espère que la visite de ce site vous permettra de partager ma passion pendant quelques instants !

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Le cerf de la Normandie aux Pyrénées

En début d'année 2009, après plusieurs années de réflexion et de travail en commun, en particulier lors de nos nombreuses veillées pendant le brame, je publie avec mon ami François MORDEL, un livre intitulé : "LE CERF DE LA NORMANDIE AUX PYRENEES", aux éditions CREPIN-LEBLOND. Cet ouvrage rassemble plus d'une centaine de photographies, toutes réalisées en milieu libre et rend compte de nos observations et du suivi des populations de cerfs sur une dizaine d'années, tant en Normandie que dans les Pyrénées.

C'est avant tout un ouvrage de passionnés, passion que vous ressentirez, je l'espère, à la lecture de cet ouvrage. Pour autant il est très complet et décrit la vie des cervidés tout au long d'une année présentant même des comportements et des illustrations insolites.

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Un peu de technique

Lorsque j'ai débuté, c'était encore l'ère des reflex argentiques. Je partais donc avec 2 boîtiers , un chargé en 200 ASA et un en 1600 ASA, un 135 mm, un 400 mm, un 28-35 mm pour les paysages et quelques bobines de diapositives.
Le numérique est arrivé et après quelques réticences j'ai sauté le pas lorsque j'ai trouvé la qualité des capteurs APN satisfaisante. Maintenant un seul reflex suffit, quelques cartes mémoires ont remplacé les bobines de pellicules. Le 400 mm a été remplacé par un 300 mm plus lumineux. Les principaux avantages pour moi sont d'une part de ne plus trop me creuser les méninges pour déterminer l'exposition parfaite (les diapos toléraient à peine 1/2 diaphragme d'erreur alors que les capteurs numériques sont beaucoup plus souples) et d'autre part de pouvoir apprécier le résultat aussitôt (une semaine de délai pour le développement des diapos). Même si le post traitement des fichiers et l'archivage sont des opérations assez contraignantes, je pense que le numérique a apporté un plus certain. Je n'hésite plus à multiplier les prises de vues car elles ne coûtent rien et le mode rafale est utilisé beaucoup plus souvent. Attention de ne pas oublier l'ordinateur portable lorsque l'on part pour plusieurs jours pour pouvoir vider les cartes mémoire !
Pour le reste rien n'a changé et si à mes débuts je pratiquais plutôt l'approche, j'ai compris très vite que l'affût pouvait m'apporter bien autre chose. C'est pourquoi je ne fais pratiquement plus que cela maintenant. Bien sûr les premières expériences ne furent pas simples et je trouvais le temps bien long. Aujourd'hui j'ai pris l'habitude de lire ou d'écrire des petits poèmes (voir "Sauvages et libres") et je ne vois plus le temps passer. Et celà est bien heureux car parfois l'affût peut durer plus longtemps que prévu, comme, pour ne citer qu'elle, cette fois où un cerf s'est couché à 40m devant l'affût à 10H00 pour ne se relever qu'à 17H00.
Les affûts sont soit naturels, bricolés avec quelques branches et quelques fougères, soit avec de la toile (voir médaillon ci dessus pour ceux destinés à ne rester en place que quelques heures), soit plus sophistiqués pour rester en place plusieurs jours et permettre parfois d'y dormir.

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Sauvages et libres

Comme tous les jours "Grand cerf" marche sans raison,
Longeant la clôture qui entoure sa prison.
Pourquoi n’avait-il pas, il y a trois saisons,
Ecouté la vieille biche : " grise toison" ?
Tous les grands animaux, convoqués par les sages,
S’étaient réunis, en milieu de lunaison.
La rumeur qui circulait, très mauvais présage,
Avait été confirmée par " Grise toison" :
Les hommes emprisonnaient, avec des grillages,
Toute la forêt, la changeant ainsi en cage !
Alors, elle avait exhorté ses compagnons
A fuir ce territoire et tous ses cantons !
Elle en connaissait un, parfaitement tranquille,
Oublié des humains, ces êtres mercantiles,
Où tous les animaux, pourraient vivre vraiment,
Sans clôture pour entraver leurs mouvements !
Ah ! Bien sûr la vie serait plus dure qu’avant !
Cette contrée n’offre pas de si bons auspices,
Que celle qu’ils occupaient jusqu’à maintenant !
Mais rester libre vaut bien des sacrifices !
Au diable les prisons, les parcs, les enclos !
Quelle que soit leur taille, ce sont des cachots !
Ainsi, " Grise toison" cracha fort sa colère !
Et partit sans l’ombre d’un regret, libre et fière !
Tous les animaux, aussitôt, l’avaient suivie,
Excepté " Grand cerf " et quelques compatriotes
Qui regrettaient depuis leur décision idiote,
En faisant aujourd’hui le bilan de leur vie...
Les hommes avaient aménagé la forêt,
Créé des allées, des cultures à gibier.
La nourriture est si riche et si variée,
Que les rigueurs de l’hiver, leurs sont ignorées.
Mais dans leurs yeux ne brille plus une flamme,
Ils errent seuls, hagards, ils ont perdu leur âme,
Et les voir ainsi désemparés me désarme.
Sans liberté, hélas, ils ont perdu leur charme !

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Galeries
La forêt

C'est le milieu dans lequel j'ai débuté la chasse photographique. J'avais la chance d'habiter à une quinzaine de kilomètres d'un massif forestier où les cerfs et les chevreuils étaient présents. Dès l'âge de 14 ans cette forêt est devenue le principal but de mes escapades en vélomoteur. C'est aujourdh'ui encore le milieu que je préfère. J'apprécie beaucoup sa lumière particulière, son ambiance et son côté mysterieux même si la visibilité limitée rend parfois les affûts difficiles à tenir.

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La montagne

Au contraire de la forêt la visibilité en montagne est trés importante et les affûts sont faciles à tenir, il y a toujours quelque chose à observer. Par contre l'affût est pratiquement obligatoire car s'il est relativement facile d'observer les animaux, les approcher à une distance photographiable, c'est à dire quelques dizaines de mètres, est une autre histoire. Mais à force de repérages et d'observations on trouve toujours un endroit propice pour se mettre à l'affût et c'est bien là l'essentiel.

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Le marais

Le marais, qu'il soit côtier ou à l'intérieur des terres, est aussi un milieu très ouvert où l'affût est obligatoire car une belle photo d'oiseau ou de ragondin se fait à quelques mètres. C'est un milieu que je pratique surtout l'hiver et au printemps afin de profiter du passage des migrateurs. J'aime beaucoup son ambiance matinale quand le brouillard se dissipe alors qu'arrivent les premiers rayons de soleil. Le calme régnant alors incite à la rêverie et repose l'esprit.

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Autour de la maison

Comme je n'ai plus autant de temps libre qu'avant et que j'ai la chance d'avoir un grand jardin je me suis mis depuis quelques années à photographier la faune qui le fréquente. Plus les années passent et plus je suis surpris par la richesse et la diversité des animaux que j'observe autour de la maison. Je dois bien avouer que si au début c'était vraiment une solution de secours voir de dépit j'y prends maintenant un grand plaisir.

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Plaine et pelouse d'altitude

J'ai regroupé ces deux milieux car même si les espèces végétales qui les peuplent sont très différentes de nombreux animaux y sont communs. De plus la façon de procéder est la même : affût quasiment obligatoire. Ce n'est pas le mileu que je préfère mais on y fait parfois des rencontres intéressantes. En plus le bois ou la forêt ne sont en général pas loin.

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Paysages

Le plus difficile pour réaliser de beaux clichés de paysages est avant tout de se motiver. En effet il ne se sauvera pas et sera là tous les jours mais attendre le moment où l'éclairage sera adéquat, revenir aussi souvent que nécéssaire pour saisir cet instant précis demande beaucoup d'efforts et de temps.

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La flore

La photographie des fleurs nécéssite un matériel un peu particulier, bagues-allonge dans mon cas. C'est avant tout pour moi l'occasion d'apprendre à reconnaître les plantes et à les identifier. D'autre part c'est souvent le but d'agréables balades en famille, moments toujours précieux.

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Diaporamas

Voilà un exercice qui me plaît bien ! Je mets souvent à profit les jours de pluie pour les réaliser. Quand l'inspiration est là le plaisir de rechercher dans ses photographies les clichés nécessaires à sa réalisation permet de faire remonter à la surface de merveilleux souvenirs. Le temps gris et la pluie sont alors vite oubliés.

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La page de Charlotte

Ma fille Charlotte a toujours été passionnée par la nature. Depuis quelques années déjà, elle me demandait de l'emmener à l'affût au brame. Tant pis pour l'école papa cédait. Maintenant il m'arrive souvent de rentrer le soir et de la trouver à l'affût autour de la maison. C'est pourquoi j'ai décidé de lui consacrer une page de ce site.

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LA PHOTO DU MOIS

Mois de Décembre (04)

Le premier coup de froid, même léger, ramène tous les ans les oiseaux migrateurs autour de la maison. Dans les premiers arrivés se trouvent les Gros-becs toujours fidèles depuis plusieurs années. Si l’hiver gersois n’est pas trop rigoureux, ils resteront par là jusqu’au début du mois de février. J’aime beaucoup les observer et je trouve que c’est vraiment un bel oiseau !

Les photographies précédentes sont visibles en cliquant sur le bouton Archives en bas à droite de la page.

LES DERNIERES

Dans cette section je vous présente les dernières photographies que j'ai réalisées. Cette photothèque s'enrichira en fonction des nouvelles prises de vues effectuées. Cela me permettra d'être plus réactif et de vous proposer de nouvelles photographies plus régulièrement. Cela évitera également aux visiteurs ayant déjà consulté les galeries de les revisionner entièrement pour rechercher de nouveaux clichés. Les clichés seront archivés ensuite, au fur et à mesure, dans les galeries qui leurs correspondent.

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30 Septembre 2018 : En arrivant à 15H 45, quelle ne fut pas ma surprise d’apercevoir un cerf bramant couché au beau milieu de la lagune asséchée ! Il m’est impossible d’accéder à mon emplacement d’affût ! Je m’assois à 200m et je décide d’attendre un peu pour évaluer la situation calmement avant d’envisager une approche qui me semble hasardeuse. Bien m’en a pris car 20 minutes plus tard le cerf se lève et rentre tranquillement dans la futaie toute proche. Grâce à ses brames intermittents je le localise à peu près et lorsque je juge qu’il est assez loin, je gagne rapidement mon emplacement d’affût. Je m’installe discrètement et à 16H 30 je suis prêt. De son coté le cerf ne semble plus se déplacer, il a dû se coucher en futaie et brame toutes les 10 minutes environ, à 300m devant moi approximativement. Vers 18H 30 un autre lui répond sur ma gauche, un peu plus éloigné il me semble. Et puis tout s’accélère , celui de gauche semble se rapprocher lentement. Celui d’en face s’est levé et vient vers moi. Les brames se succèdent sans discontinuer mais si mes oreilles sont saturées de bonheur mes yeux sont tristes car je ne vois rien. Tout se passe en futaie ! Enfin à 19H un brame plus clair me confirme que celui de devant est ressorti. Le voilà qui parade dans la clairière alors que l’autre continu d’approcher. A 19H 10 ils sont là tous les 2 et presque sans préliminaire le combat s’engage ! Déjà ils sont tête contre tête, les bois entremêlés, arque-boutés pour résister à la puissance de l’adversaire, bramant et soufflant tout à la fois ! Mais aucun ne veut céder ils tournent et retournent, cherchent à se déséquilibrer mais pas un ne relève la tête ! Museau collé au sol, chacun met toute sa force pour repousser l’adversaire ! Et puis soudain le cerf d’en face, sous une poussée plus violente, renonce, rompt le combat et s’enfuit en futaie. Le vainqueur en quelques secondes se débarrasse des jeunes cerfs spectateurs et brame pour savourer sa victoire ! Cet affrontement a duré 15 minutes et 40 secondes. Dire qu’il aura fallu que j’attende mon 43 ème brame pour assister à un tel spectacle ! Cerise sur le gâteau en regardant les clichés le soir je m’aperçois que le vainqueur s’est cassé la fourche située au dessus de la trochure de son bois droit. Le lendemain matin j’avais ce souvenir bien concret dans mes mains. .

Voir les photos

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16 Septembre 2018 : En rentrant bredouille d'un affût au bord d'un étang j'aperçois un chevreuil dans une vigne. Très rapidement je comprends qu'il va sortir au bout du rang. Je vais donc me poster au pied d'un arbre pour l'attendre. Quelques minutes plus tard il me donne raison, par contre il a changé de rangée et se retrouve beaucoup plus près que je ne l'attendais ! C'est tout de même l'occasion de faire quelques jolis portraits et de sauver mon après-midi.

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08 Septembre 2018 : Par cette belle journée ensoleillée de nombreux insectes tournent et virevoltent autour des massifs de fleurs. C'est l'occasion pour moi de sortir l'appareil photo et les accessoires de macrophotographie.

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19 Août 2018 : J'ai la chance d'avoir une petite mare à deux pas de la maison. Or le moindre point d'eau est un milieu très riche qui attire beaucoup d'insectes et de nombreux amphibiens. Je m'y rends souvent lorsque j'ai un moment de libre pour observer les batraciens. Souvent peu considérés ils sont pourtant l'occasion de réaliser des clichés sympathiques.

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16 Juin 2018 : Lors d'une sortie de reconnaissance j'ai aperçu un chevreuil qui mangeait les jeunes pousses des sarments d'une vigne. Après plusieurs minutes d'observation je décidai de tenter de l'approcher. Mon principal souci était que je n'avais sur moi que le 200mm. En fin de compte avec beaucoup de patience et surement un peu de chance je réussis à faire une dizaine de photographies de ce chevreuil avec une tête bizarre.

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01 Juin 2018 : Par cette belle soirée nous finissons de diner dehors lorsque des chants se font entendre. D'abord discrètement puis de plus en plus fort. Le concert des batraciens commence ! L'occasion fait le larron alors j'attrape le matériel photo et je m'éclipse pour photographier les différents protagonistes qui se répondent dans le jardin.

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13 Mai 2018 : Les balades en famille sont souvent l'occasion de découvrir de nouvelles fleurs. C'est pourquoi je transporte toujours le matériel de macrophotographie dans le sac à dos. Bien m'en a pris car aujourd'hui la randonnée se révéle très fructueuse.

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23 Avril 2018 : Un tut tut tut retentit sur la terrasse. Aucun doute c'est l'Alyte accoucheur qui est de retour. Ce soir j'ai de la chance car je découvre un couple en train de se reproduire. Le mâle, sur la femelle, féconde les oeufs au fur et à mesure de la ponte puis les hisse sur son dos avec ses pattes postérieures. C'est lui qui s'en occupera par la suite jusqu'à leur éclosion.

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