les avant-dernières
1er Mars 2019
Alors que les vols de grues cendrées en migration se succèdent sans discontinuer, je me consacre à un oiseau beaucoup plus terre à terre : le héron gardebœuf. Comme son nom l’indique il affectionne la présence des vaches qui ont déjà regagné, cette année, les pâturages. Ce printemps exceptionnellement doux explique sans doute cela. C’est un oiseau courant mais assez craintif et c’est à l’affût que j’attends que les vaches se rapprochent.


2ème semaine de Février 2019
Après 15 jours de brouillard et de pluies importantes, le beau temps revient enfin ! Un grand ciel bleu et des températures printanières m’incitent à ressortir le matériel photo. Les étangs se sont par contre remplis et celui du vison notamment n’est plus très favorable car la surface de pêche possible est passée d’environ 1000 m² à 2 hectares avec une profondeur maximale de 1m30, trop pour les échassiers et trop peu pour les oiseaux plongeurs. Je décide donc de m’installer à l’affût sur un étang voisin beaucoup plus profond (environ 20m) plus favorables à ces derniers. La première sortie de repérage s’accompagne d’un brouillard qui perdure toute la journée. Pendant la seconde les grains et les rafales de vent se succèdent. Il y a même des petites vagues sur le lac ! Heureusement le toit de l’affût est bien étanche. Ces 2 journées peu réjouissantes me confirment tout de même dans mon choix car elles me permettent d’observer plusieurs espèces d’oiseaux. Aussi dès le retour du beau temps je me suis installé à l’affût plein de confiance...


16 et 17 Janvier 2019
Ce matin il fait froid mais beau. A 8 H 30 je suis en place dans l'affût permanent. Jusqu'à environ 10 H 15 rien ne se passe et puis soudain arrive "mon" vison. Il alterne les plongées et les stations de repos sur une branche immergée. En 1 H 30 il attrape 3 petites carpes qu'il s'empresse d'aller mettre à l'abri sur la berge avant de plonger à nouveau. Malheureusement tout cela se passe un peu loin de moi, 18 ou 20 mètres. Le spectacle n'en est pas moins passionnant ! Le lendemain le temps est très couvert et je décide de tenter de monter un affût léger, une simple toile, à proximité de sa zone de chasse. J'arrive au lever du jour et m'installe à 6 mètres de l'endroit où le vison a péché la veille. Pour l'occasion j'ai besoin de matériel plus discret et j'ai donc apporté le 70-200mm avec le multiplicateur X2 ce qui me permet de travailler à main levée. A 11 H 00 le vison arrive et se positionne sur la branche immergée à 6 mètres devant l'affût. Par contre son apparition ne durera que quelques minutes et je ne le verrai plus jusqu'à 12 H 30, heure de mon départ sous une pluie battante. C'était sans doute le prix à payer pour un si beau souvenir !


12 Janvier 2019
L’affût permanent construit à partir de bambous est maintenant en place depuis 5 jours. Les animaux ont eu le temps de s’y habituer et il me tarde de l’étrenner, cela tombe bien c’est la saison ! Hélas ce matin le ciel est très nuageux, malgré tout je décide d’y aller quand même. Lorsque j’arrive à 8 H 30 un héron est posé à quelques mètres devant l’affût, signe que celui-ci fait dorénavant partie du paysage, c’est une bonne nouvelle. Je m’installe confortablement et je patiente en observant un martin-pêcheur qui va et vient sur ma gauche à une cinquantaine de mètres. Rien d’autre ne bouge jusqu’à 10 H 00 ! Enfin cela remue devant l’affût, c’est un ragondin qui arrive tranquillement. Il ronge l’écorce de quelques petits morceaux de bois en les maintenant entre ses pattes avant, à la manière d’un écureuil et monte doucement sur la berge avant de disparaître de ma vue. Je ne verrai plus rien jusqu’à 12 H 30, heure à laquelle je décide de rentrer. Ce sera mieux la prochaine fois !


3 et 4 Janvier 2019
Après quelques jours de pluie mon affût permanent de décembre est devenu moins intéressant car le niveau d’eau a monté d’environ 80cm. Ma zone exploitable pour les photos n’est plus favorable aux hérons ou aux aigrettes. Je décide donc de me rabattre sur un autre étang où les conditions sont plus favorables. Cette fois je m’aménage un emplacement d’affût à la journée en bordure de la vasière. Un héron arrive d’abord et se pose sur ma droite. Il en arrive bientôt un second qui se pose en face. Cela ne plaît pas à l’autre qui aussitôt s’envole vers son congénère. Il s’ensuit une bagarre qui dure 2 ou 3 minutes durant lesquelles se succèdent les coups d’ailes, les coups de bec et les cris. Le premier arrivé regagne sa place sur ma droite alors que l’autre se repose à ma gauche. Arrive alors une grande aigrette qui se pose à ma droite. « Mon » héron, décidément très agressif, se précipite dessus et la chasse hors de l’étang. Le lendemain le temps s’est refroidi, il fait -6 à 8H 30 lorsque je m’installe. L’étang est gelé et à part quelques ragondins qui s’y aventurent précautionneusement, s’arrêtant quelques minutes à chaque craquement de la glace, pas grand-chose ne bouge. Pourtant vers 11H30 j’aperçois au niveau du déversoir une forme allongée et sombre qui se déplace sur la rive. C’est un vison trop loin pour une bonne photo mais je fais quand même un cliché souvenir en me promettant de monter un affût plus près pour le voir dans de meilleures conditions.


18 Décembre 2018
J’ai la chance d’avoir à proximité de la maison de nombreux étangs artificiels destinés à l’irrigation du maïs. Sur la queue de l’un d’entre eux j’ai aménagé, début décembre, un affût permanent afin de pouvoir photographier les nombreux oiseaux qui le fréquentent. Je vous propose de découvrir le résultat de mes 2 premières matinées d’affût, effectuées le 11 et le 18 décembre. Malgré le temps mitigé je trouve les résultats plutôt encourageants et j’y retournerai régulièrement.


30 Septembre 2018
En arrivant à 15H 45, quelle ne fut pas ma surprise d’apercevoir un cerf bramant couché au beau milieu de la lagune asséchée ! Il m’est impossible d’accéder à mon emplacement d’affût ! Je m’assois à 200m et je décide d’attendre un peu pour évaluer la situation calmement avant d’envisager une approche qui me semble hasardeuse. Bien m’en a pris car 20 minutes plus tard le cerf se lève et rentre tranquillement dans la futaie toute proche. Grâce à ses brames intermittents je le localise à peu près et lorsque je juge qu’il est assez loin, je gagne rapidement mon emplacement d’affût. Je m’installe discrètement et à 16H 30 je suis prêt. De son coté le cerf ne semble plus se déplacer, il a dû se coucher en futaie et brame toutes les 10 minutes environ, à 300m devant moi approximativement. Vers 18H 30 un autre lui répond sur ma gauche, un peu plus éloigné il me semble. Et puis tout s’accélère , celui de gauche semble se rapprocher lentement. Celui d’en face s’est levé et vient vers moi. Les brames se succèdent sans discontinuer mais si mes oreilles sont saturées de bonheur mes yeux sont tristes car je ne vois rien. Tout se passe en futaie ! Enfin à 19H un brame plus clair me confirme que celui de devant est ressorti. Le voilà qui parade dans la clairière alors que l’autre continu d’approcher. A 19H 10 ils sont là tous les 2 et presque sans préliminaire le combat s’engage ! Déjà ils sont tête contre tête, les bois entremêlés, arque-boutés pour résister à la puissance de l’adversaire, bramant et soufflant tout à la fois ! Mais aucun ne veut céder ils tournent et retournent, cherchent à se déséquilibrer mais pas un ne relève la tête ! Museau collé au sol, chacun met toute sa force pour repousser l’adversaire ! Et puis soudain le cerf d’en face, sous une poussée plus violente, renonce, rompt le combat et s’enfuit en futaie. Le vainqueur en quelques secondes se débarrasse des jeunes cerfs spectateurs et brame pour savourer sa victoire ! Cet affrontement a duré 15 minutes et 40 secondes. Dire qu’il aura fallu que j’attende mon 43 ème brame pour assister à un tel spectacle ! Cerise sur le gâteau en regardant les clichés le soir je m’aperçois que le vainqueur s’est cassé la fourche située au dessus de la trochure de son bois droit. Le lendemain matin j’avais ce souvenir bien concret dans mes mains.


16 Septembre 2018
En rentrant bredouille d'un affût au bord d'un étang j'aperçois un chevreuil dans une vigne. Très rapidement je comprends qu'il va sortir au bout du rang. Je vais donc me poster au pied d'un arbre pour l'attendre. Quelques minutes plus tard il me donne raison, par contre il a changé de rangée et se retrouve beaucoup plus près que je ne l'attendais ! C'est tout de même l'occasion de faire quelques jolis portraits et de sauver mon après-midi.


08 Septembre 2018
Par cette belle journée ensoleillée de nombreux insectes tournent et virevoltent autour des massifs de fleurs. C'est l'occasion pour moi de sortir l'appareil photo et les accessoires de macrophotographie.


19 Août 2018
J'ai la chance d'avoir une petite mare à deux pas de la maison. Or le moindre point d'eau est un milieu très riche qui attire beaucoup d'insectes et de nombreux amphibiens. Je m'y rends souvent lorsque j'ai un moment de libre pour observer les batraciens. Souvent peu considérés ils sont pourtant l'occasion de réaliser des clichés sympathiques.


16 Juin 2018
Lors d'une sortie de reconnaissance j'ai aperçu un chevreuil qui mangeait les jeunes pousses des sarments d'une vigne. Après plusieurs minutes d'observation je décidai de tenter de l'approcher. Mon principal souci était que je n'avais sur moi que le 200mm. En fin de compte avec beaucoup de patience et surement un peu de chance je réussis à faire une dizaine de photographies de ce chevreuil avec une tête bizarre.


01 Juin 2018
Par cette belle soirée nous finissons de diner dehors lorsque des chants se font entendre. D'abord discrètement puis de plus en plus fort. Le concert des batraciens commence ! L'occasion fait le larron alors j'attrape le matériel photo et je m'éclipse pour photographier les différents protagonistes qui se répondent dans le jardin.


13 Mai 2018
Les balades en famille sont souvent l'occasion de découvrir de nouvelles fleurs. C'est pourquoi je transporte toujours le matériel de macrophotographie dans le sac à dos. Bien m'en a pris car aujourd'hui la randonnée se révéle très fructueuse.


23 Avril 2018
Un tut tut tut retentit sur la terrasse. Aucun doute c'est l'Alyte accoucheur qui est de retour. Ce soir j'ai de la chance car je découvre un couple en train de se reproduire. Le mâle, sur la femelle, féconde les oeufs au fur et à mesure de la ponte puis les hisse sur son dos avec ses pattes postérieures. C'est lui qui s'en occupera par la suite jusqu'à leur éclosion.


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