Le 5 janvier, le temps est prévu beau et je décide d'aller à l'affût aux grues. Le protocole est toujours le même. Je pars de la maison vers 5h 30 et je laisse ma voiture en forêt vers 6h00. Il fait -9° et le temps est clair. Je mets à peu près 40 minutes pour rejoindre le bord de la lagune en empruntant d'abord une allée puis en cheminant dans les sentes secrètes utilisées par les animaux à travers les brandes et les ajoncs. Le tout sans lampe bien évidemment, car le but est d'arriver à me relever derrière un pin repéré la veille et qui doit se situer à environ 40m des grues. Les derniers mètres sont effectués à genoux, mais tout se passe bien. Il est 7h00 et je n'ai plus qu'à attendre que le jour se lève.En prévision de mon brame 2026 pour lequel je devrais continuer l'exploration de mon nouveau terrain de jeu j'ai acheté un zoom canon 100/400mm beaucoup plus léger et plus maniable que le 300mm f/2.8. Les grues me donnent l'occasion de le prendre en main. (180mm).
J'essaye au maximum de travailler sur les bords du noyau central où les rangs sont plus clairsemés.
Les grues s'envolent par groupes plus ou moins conséquents en trompetant sans cesse. Bonjour les oreilles !!!
Parfois certaines se reposent après avoir fait un tour au dessus de la lagune.
Elles font pratiquement systématiquement un tour au-dessus de la lagune en appelant celles restées au sol.
Suivant l'orientation la lumière varie.
Ce sont des oiseaux très élégants en vol.
Je profite à fond du spectacle.
C'est l'occasion pour moi de me familiariser avec la fonction AF Suivi du R6 mark II que j'utilise très rarement. Je dois reconnaître que c'est assez confortable.
Peu à peu le brouillard, très fréquent dans les Landes, s'installe à la place du soleil attendu.
Cela donne des photos d'ambiance très agréables.
Le moindre petit rayon de soleil change complètement le rendu des images.
Au fil des envols, le nombre de grues encore au sol diminue.
Certaine s'envole vers la droite.
D'autres vers la gauche mais toujours en trompetant !
Je dois reconnaître que le suivi de l'autofocus est fiable et confortable.
Le plus compliqué est alors de ne pas couper les oiseaux encore au sol et de ne pas en avoir en avant-plan sous peine d'avoir un flou disgracieux.
Le spectacle est assez magique.
Bien sûr, beaucoup d'images se ressemblent mais il y a toujours quelques détails qui diffèrent.
Les prises de vue se succèdent.
Il est 9h 50 et les dernieres grues s'envolent.
Ca pique se matin et la lagune est bien gelée.
Certains matins, au lever du jour, le ciel prend une belle teinte rosée.
Avec un peu de chance des petits groupes de grues passent devant.
Il faut alors en profiter car cette couleur ne dure que quelques minutes.
Toutes les occasions sont bonnes à photographier.
Même de loin, le spectacle est magnifique.
Très rapidement la teinte rosée s'estompe.
Le ciel maintenant vire au gris.
Parfois, l'ambiance devient presque angoisante.
Les grues sont beaucoup plus gracieuses en vol qu'à terre, surtout lorsque le sol est gelé et glissant.
Rétablissement de justesse.
Les départs se succèdent.
Sur 6 sorties, une seule se fera sous le soleil.
Cela permet de réaliser des photos avec un peu plus de détails dans les plumages.
Beaucoup font les cents pas avant de décoller.
Décollage de face, attention à la tête !
Envol devant de belles couleurs d'automne.
On peut aussi s'amuser avec les reflets.
Un petit groupe d'attardés posé dans la lumière.
Une autre se tient toute seule à l'écart.
Les vols aussi ont leurs reflets.
Celle-ci s'envole en trompetant.
Un groupe devant la végétation roussie par l'hiver.
En voici une qui est baguée : la combinaison rouge, bleu, rouge sur la patte gauche indique qu'elle a été baguée en Suède ou en Norvège. D'autres renseignements sont sur le code de la patte droite non visible ici.
Un envol devant une troupe de sarcelles d'hiver.
Petit échauffement pour se préparer à décoller.
Le dernier groupe de retardataires.
Le dernier envol ! Bon voyage et à l'année prochaine !